Lundi 12 février 2007
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Manger, se baffrer, se goinfrer, bouffer, s’alimenter, se nourrir, ingurgiter, avaler, mâcher, mastiquer, déguster,savourer…Litanie verbale d’un besoin vital.
Pourtant, passer à table, comportement humain loin d’être anodin, répond tout autant à une nécessité physiologique qu’à un acte social.
Alliance de savoir faire et de savoir vivre, l’art culinaire sert l’identité culturelle d’un pays, d’une région.
Cuits, crus, marinés, mijotés, étuvés, grillés, gratinés, sautés, émincés, hachés, dégraissés, évidés, légumes, fruits et viandes se cuisinent à l’infini. Antre aux papilles, la bouche invite le sucré, le salé, l’aigre doux, le doux amer, le poivré, l’épicé, l’âpre et le délicieux en un festival de goûts et de saveurs…au plaisir du palais.
Assiettes, cassolettes, ramequins, plats à gratin, tajines, verrines, cocottes, woks, barbecues, faitouts, poêles, culs de poule, moules à tarte, moules à manquer, saladiers , casseroles font chanter les cuisines du monde entier…au plaisir du palais.
Pâtes au gruyère, foie gras, sauce madère, festin de fête, arrosé, grande tablée tête à tête, au coin du feu, en amoureux, sur le pouce, en douce, pour goûter, pour le goûter, à la maison, au restaurant, chez maman, le repas invite à se pauser, à échanger…au plaisir du palais.
« Au palais des glaces » vous invite sur la route des épices jusqu’au détour des marchés de terroir, De pique-niques en festins, du plat du jour au menu de réception, les arts de la table éveillent les sens, excitent les plaisirs de la bouche.
Pour commencer, je vous propose de préparer cet aliment de base, très complet, si chère à la culture française et fort symbole judéo-chrétien, vous l’avez évidemment reconnu : LE PAIN.
De la farine, de l’eau, de la levure, un peu de sel…un peu de courage, beaucoup de patience…pour obtenir une boule de pain.
Adepte du tripatouillage, j’aime malaxer la pâte à pleines mains…Ca travaille quand même les bras que de pétrir jusqu’à obtenir une pâte homogène et élastique…Oui, je pourrais céder à la facilité en ayant recours à une machine à pain mais je ne veux pas me retirer ce plaisir d’avoir les mains et le visage tout enfarinés.
A couvert sous le torchon, les levures travaillent, déjà la pâte gonfle…Patience.
Etalé, plié, modelé, entaillé…le pain est prêt pour la cuisson…40 minutes interminables…Déjà la cuisine est baignée d’une odeur chaude et douce, l’estomac se contracte. Bain de vapeur à l’ouverture du four, le dessous du pain sonne un « toc, toc » creux, il est à point…Déjà un bout de fromage ou mieux encore, le pot de miel de montagne n’attend plus que lui, encore chaud…pour le plaisir du palais.
Pour faire son pain : Acheter de la farine « spécial pain » (ex : Francine)
Tout y est expliqué.
Pour finir, quelques jolies lignes…
Certains y verront une prière, je n’y vois qu’un peu de générosité :
Dans la maison au fond des bois,
Sur la table, le pain est roi.
Nous le taillons, nous le mangeons
De lui ce que je reçois
C’est la force qu’à mon tour
Je donne à ceux qui n’ont pas de maison.