Les bandes passantes s’enchaînent
Face aux images qui débitent
Derrière la vitre sans teint
Tes mains feront le reste
Nul besoin de joystick
Quand je joue à la gameboy.
Tu es mon playmobil.
Sur mon écran
Tu l'as fait playboy
Tu me plais sans fil.
Tu es mobile.
Player tu me plais, play me…
Appeler ton mobile pour que tu
Consoles, sans joystick.
Tu es mon playmobil.
A cette distance, quelle plaie….!
Pour cette console playboy
Nous avons tous des lieux et personnes que nous affectionnons pour de multiples raisons.
C'est de l'un d'eux que je désire vous parler.
Il a pris dans ma vie de multiples formes. A l'adolescence bien docile, il était chic et cossu, puis il est venu très régulièrement à la maison pour ne pas dire chaque semaine. A cette époque je côtoyais son monde et j'étais initiée aux coulisses de son"art". Ensuite vint le temps des grandes enseignes manquant parfois d'originalités, auxquelles souvent je demandais d'oser. Et désormais il est intime et à l'écoute de mes caprices.
Je vous sens curieux, "qui peut-il être…?"
J'avoue sans jalousie ne pas être son unique habituée. Il est à la fois source de bien-être mais aussi d'angoisse, car il est difficile de s'en approcher sans se trouver quelque peu transformé ou tout simplement métamorphosé. Il arrive que le changement ne produise pas l'effet escompté et renvoie une image faussée de ce que nous sommes ou tout simplement nous nous reconnaissons pas, j'avoue cependant n'avoir pas connu cette désagréable sensation. Non je dirais au contraire que bien souvent quand je ne suis pas en grande forme, je vais le voir, et le miracle opère.
A son contact mes sens sont en éveils: les effluves ammoniacales agressent mon odorat,
le toucher atteint le summum de son exaltation quand me caressant sentant l'eau ruisselée, des doigts agiles me procurent un plaisir proche de l'extase (que je tiens discrète mais le vertige et le bien être sont là!), la texture y est matière délicate, sensible… La précision est de mise, le moindre faux pas peut se révéler fatal et engendrer le drame. Souvent cette relation nous renvoie à nous même, "miroir mon beau miroir qui est la plus belle?" qu'attendons nous de cette expérience à chaque fois inédite mais souvent renouvelée (personnellement je ne peux pas m'en passer et encore moins m'en lasser).
Je vous laisse à vos questionnements et surtout vos propositions de réponses... Rassurez vous je viendrais vous en reparler dans un autre article, sous forme moins énigmatique, car vous aurez trouvé de qui je parle.
Lucqua
Manger, se baffrer, se goinfrer, bouffer, s’alimenter, se nourrir, ingurgiter, avaler, mâcher, mastiquer, déguster,savourer…Litanie verbale d’un besoin vital.
Pourtant, passer à table, comportement humain loin d’être anodin, répond tout autant à une nécessité physiologique qu’à un acte social.
Cuits, crus, marinés, mijotés, étuvés, grillés, gratinés, sautés, émincés, hachés, dégraissés, évidés, légumes, fruits et viandes se cuisinent à l’infini. Antre aux papilles, la bouche invite le sucré, le salé, l’aigre doux, le doux amer, le poivré, l’épicé, l’âpre et le délicieux en un festival de goûts et de saveurs…au plaisir du palais.
Assiettes, cassolettes, ramequins, plats à gratin, tajines, verrines, cocottes, woks, barbecues, faitouts, poêles, culs de poule, moules à tarte, moules à manquer, saladiers , casseroles font chanter les cuisines du monde entier…au plaisir du palais.
Pâtes au gruyère, foie gras, sauce madère, festin de fête, arrosé, grande tablée tête à tête, au coin du feu, en amoureux, sur le pouce, en douce, pour goûter, pour le goûter, à la maison, au restaurant, chez maman, le repas invite à se pauser, à échanger…au plaisir du palais.
« Au palais des glaces » vous invite sur la route des épices jusqu’au détour des marchés de terroir, De pique-niques en festins, du plat du jour au menu de réception, les arts de la table éveillent les sens, excitent les plaisirs de la bouche.
Pour commencer, je vous propose de préparer cet aliment de base, très complet, si chère à la culture française et fort symbole judéo-chrétien, vous l’avez évidemment reconnu : LE PAIN.
Adepte du tripatouillage, j’aime malaxer la pâte à pleines mains…Ca travaille quand même les bras que de pétrir jusqu’à obtenir une pâte homogène et élastique…Oui, je pourrais céder à la facilité en ayant recours à une machine à pain mais je ne veux pas me retirer ce plaisir d’avoir les mains et le visage tout enfarinés.
A couvert sous le torchon, les levures travaillent, déjà la pâte gonfle…Patience.
Etalé, plié, modelé, entaillé…le pain est prêt pour la cuisson…40 minutes interminables…Déjà la cuisine est baignée d’une odeur chaude et douce, l’estomac se contracte. Bain de vapeur à l’ouverture du four, le dessous du pain sonne un « toc, toc » creux, il est à point…Déjà un bout de fromage ou mieux encore, le pot de miel de montagne n’attend plus que lui, encore chaud…pour le plaisir du palais.
Pour faire son pain : Acheter de la farine « spécial pain » (ex : Francine)
Tout y est expliqué.
Pour finir, quelques jolies lignes…
Certains y verront une prière, je n’y vois qu’un peu de générosité :
Dans la maison au fond des bois,
Sur la table, le pain est roi.
Nous le taillons, nous le mangeons
De lui ce que je reçois
C’est la force qu’à mon tour
Je donne à ceux qui n’ont pas de maison.
Le miroir, parfois cruel, ne reflète qu’une image incomplète de ce que nous sommes, il ne renvoie qu’un sosie froid et sans âme…Tout ce qui nous anime, nous brûle, nous consume de l’intérieur lui est complètement étranger.
« Miroir sans teint », en mots ou en images, ouvre une fenêtre sur notre monde intérieur.
La photographie se saisit du présent, l'objectif fige un instant "t" pour l'éternité...Pourtant, les photos racontent des histoires, elles s'animent de souvenirs, elles témoignent de ce qui a pu nous échapper. Discret troisième oeil, mon appareil photo numérique m'invite à réapprendre les lieux visités et les moments vécus.
Ainsi j'ai trouvé intéressant et drôle de faire de miroirs des sujets à photographier...Puisqu'au final ce n'est pas eux que l'on voit:
Le cliché est d'autant plus original, que malgré moi, je me suis prise en photo
m'y voyez-vous?

Par inadvertance, ce miroir vacant, au sol, m'a offert cette vue insolite..."Comme suspendues dans l'espace...autant en emporte le temps"
Ici, j'ai voulu profiter du cadre du miroir pour "cadrer" la photo...
Ce qui m'a amusé dans cette photo, c'est l'occasion de faire apparaître dans un même plan:
"La plante, son reflet et son ombre..."
Chaque élément,bien que partiel, permet de se faire une idée plus précise de la plante dans son ensemble.
"Radio Miroir" en voici un drôle de nom pour un blog, vous direz nous… C'est un brin nostalgique, en effet "Radio Miroir" est né à Bordeaux dans un appartement de
Charlie et moi venions d'emménager dans ces lieux et nous découvrions la vie en ville, loin de la maison et du regard de Papa Maman. Nous avions atterri à Bordeaux chacune pour nos études, et nous avions fait le pari un peu stupide je l'avoue que nous allions sans grande difficulté faire connaissance avec des gens intéressants et sympathiques (tant qu'à faire).
En effet nous ne connaissions personne là bas, alors nous avions pris l'habitude de sortir dans un des bars de la Victoire (grand lieu des soirées estudiantines bordelaises, mais avouons le, il y a beaucoup mieux pour sortir, mais cela fera l'objet d'un autres article), devenir des habituées ne nous fit pas connaître des personnes dignes d'intérêt, par contre nous y avions trouvé un bon nombre de spécimens qui valaient bien une grande étude, ce qui anima nos retours de soirée, devant le miroir nous démaquillant et nous préparant au sommeil réparateur nous avions ainsi pris l'habitude de décrypter, analyser, critiquer gaiement ce qui nous avait interloqué, amusé, interrogé. Le ton était souvent à la bonne humeur, mais parfois grinçant et cynique. Le rituel se répétant, un jour nous lui avons trouvé un nom "Radio Miroir" , nous voici promulguée au rang d'animatrices, interlocutrices d'une radio certes virtuelle mais extrêmement animée, riche en débat *sourire* . Nous ne tardâmes pas à trouver un slogan accrocheur et quelque peu provocateur "Radio Miroir, la radio qui dit toute la vérité, rien que la vérité et surtout celle qui fait mal!!!" Imaginez seulement: des brosses à cheveux en guise de micro, une brosse à dents dans la bouche, c'est mieux pour l'articulation… Tout ceci me rappelle des scènes mémorables. Et cherchant un nouveau public, tapant contre le mur de la salle d'eau, mitoyen de l'appartement voisin, nous hurlions (nous pouvons difficilement dire le contraire) "ON T'AIME VOISIN!!!" et ce à 2h du matin… il a du nous aimer ça c'est sure!!!
Sans vouloir être nostalgique, mais simplement parce que nous sommes éloignées l'une de l'autres et qu'échanger et débattre nous manque, nous avons décidé de faire renaître sur la toile "Radio Miroir". Vous découvrirez au fil des articles les délires, les coups de gueules, les astuces, les passions de deux sœurs.

